Analyse du réchauffement climatique
Arguments avancés contre le réchauffement climatique d'origine anthropique
Analyse de l’évolution du climat et du taux de CO2 dans l'atmosphère
Les modifications de l'orbite terrestre sont totalement microscopiques à l'échelle de quelques milliers d'années donc à fortiori à l'echelle d'une vie humaine. En quelque 100.000 ans, cela pourrait entraîner un changement de température de 2 degrés Celsius. Actuellement, nous faisons face à un changement de 1,1 degré Celsius en 100 ans, soit 500 fois plus rapide. Voir également le paragraphe suivant.
Oui, mais sur des périodes géologiques ! Les transitions entre périodes glaciaires et inter-glaciaires s’effectuaient sur des milliers d’années, imperceptible à l’échelle d’une vie humaine...
Sur des échelles de temps
beaucoup plus longues, que celle concernant le réchauffement
climatique observé actuellement, les archives paléoclimatiques nous
indiquent, que la température de la Terre a toujours changé. La
théorie de Milankovitch permet d'expliquer l'alternance des périodes
glaciaires et interglaciaires, au cours du Quaternaire sur des cycles
de 20 000 à 100 000 ans.
Cette
alternance est due à des variations de l'orbite terrestre sur ces
mêmes périodes. Dit simplement, la Terre se trouve, par moments, un
peu plus proche et par d'autres un peu plus éloignée, du Soleil et
tourne sur elle-même de façon plus ou moins inclinée. Cela modifie
l'énergie reçue du Soleil et provoque les périodes glaciaires et
interglaciaires.
On notera que, la
différence de température moyenne planétaire, qui sépare une
période interglaciaire (telle que celle que nous vivons
actuellement) d'une période glaciaire (durant laquelle les océans
sont 120 m en-dessous du niveau actuel, et où le nord de l'Europe
est recouvert d'une calotte de glace de plusieurs kilomètres
d'épaisseur) est d'environ 5 degrés C ! (entre
3°C et 8°C). Cela donne une bonne idée de l'ampleur des
impacts, que peut provoquer un réchauffement supplémentaire de
quelques degrés, mais nous n’aurons pas des dizaines de milliers
d’années pour nous y adapter.
Le Soleil a une activité heureusement stable, son principal cycle de 11 ans (dit « de Schwabe ») engendre une variabilité de l’irradiance totale au niveau de notre planète de 1W/m², soit 0.1% c’est-à-dire négligeable (source : https://www.encyclopedie-environnement.org/climat/variabilite-de-activite-solaire-impacts-climatiques/).
Certaines personnes disent que 420ppm ne représente que 0.004% et que c'est donc négligeable ; cet argument est stupide car on ne mesure pas la dangerosité d’une substance ou produit sur un système à sa concentration en valeur absolu dans le système, mais à son effet sur le système ; 200mg est négligeable par rapport à votre poids corporel mais essayez d’avaler 200mg de cyanure... Il s'agit d'un gaz à effet de serre, et la vie sur Terre telle que nous la connaissons, s'est adaptée à des conditions de températures bien précises.
Evidemment, personne ne dit le contraire. Le CO2 est un composant essentiel du cycle du carbone (cycle entre l'atmosphère, les océans, la biosphère, la croûte et le manteau terrestre), il est l'élément de base indispensable de la nutrition des végétaux et donc la base de la constitution de toute la matière vivante.
Notons que l’effet de serre est essentiel à la vie sur Terre. Sans lui, la température moyenne de notre planète serait seulement de -18 °C, contre 15 °C actuellement.
Le problème est l'augmentation vertigineuse du taux de CO2 dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle et sa conséquence, voir l'Analyse de l’évolution du climat et du taux de CO2 dans l'atmosphère ci-dessous.
L’analyse des carottages de glaces qui ont été effectuées en
Antarctique par les américains, russes et français, permettent de
remonter jusqu’à 800.000 ans en arrière, ce qui couvre donc
plusieurs cycles glaciaires et interglaciaires.
Ces carottages
permettent de connaître précisément la composition de l'atmosphère
terrestre, dont le taux de CO2, et la température moyenne mondiale
:
Sources
: https://scripps.ucsd.edu/programs/keelingcurve/
http://www.scrippsco2.ucsd.edu/assets/graphics/png/merged_ice_core_record.png
Sur les 800.000 dernières années, le taux de CO2 a oscillé
entre 180 et 280ppm (graphique du haut).
Il est
aujourd’hui de plus de 420ppm !!!
Sur les graphes
ci-dessus on voit clairement que cette brusque augmentation
vertigineuse correspond à l’ère industrielle. Sur le graphique
sur 800.000 ans, cette augmentation apparaît comme un « Dirac
».
Si on prend 280ppm comme taux de CO2 préindustrielle
(ci qui correspond déjà au max qu’ai connu la planète sur les
800.000 dernière années), on calcule une augmentation de 45% !!! On
peut dire que cette augmentation est uniquement dû à l’homme
(sinon quel en serait l’origine, il n’y a pas eu d’activité
volcanique ou autre phénomène naturel qui pourrait expliquer cette
augmentation).
L’homme est donc directement
responsable de cette augmentation de 45% du taux de CO2 dans
l’atmosphère depuis le début de l’ère
industrielle.
Maintenant, quel sera l’impact
sur le climat ?
Evidemment, la machinerie climatique
terrestre est complexe, a une certaine inertie, et la température
moyenne à sa surface dépend de nombreux paramètres.
Les
principaux sont le Soleil et la composition de l'atmosphère
terrestre.
Le Soleil a une activité heureusement stable,
son principal cycle de 11 ans (dit « de Schwabe ») engendre une
variabilité de l’irradiance totale au niveau de notre planète de
1W/m², soit 0.1% c’est-à-dire négligeable (source :
https://www.encyclopedie-environnement.org/climat/variabilite-de-activite-solaire-impacts-climatiques/).
La
composition de son atmosphère a en revanche un impact beaucoup plus
important. On peut très nettement voir la corrélation entre taux de
CO2 et de CH4 avec la température moyenne sur les 400.000
dernières années sur le graphe ci-dessous :
Source
:
http://www.antarcticglaciers.org/glaciers-and-climate/ice-cores/ice-core-basics/
A
noter que la reconstitution de la température moyenne a été
possible par la mesure d’un des isotopes stables de l’oxygène,
le δ18O, dans les différentes couches de glace de l’Antarctique
(voir source1,
source2,
source3,…).
On
peut faire le même exercice sur les périodes récentes en
superposant la courbe d’évolution du CO2 depuis le début de
l’ère industrielle avec la courbe d’évolution des températures
(moyenne mondiale) :
Sources
historique des températures :
https://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs_v4/#
https://crudata.uea.ac.uk/cru/data/temperature/HadCRUT4-gl.dat
Là
encore on voit une très nette corrélation entre l’évolution du
taux de CO2 et l’évolution des températures, ce qui est logique ;
la température terrestre dépendant entre autre principaux
paramètres de son atmosphère et du soleil ; à activité solaire
stable, si les gaz à effet de serre augmentent la température
augmente.
Ayant montré que la température moyenne
terrestre a une très forte corrélation avec le taux de CO2 de son
atmosphère, que ce taux est le principal paramètre qui varie et
qu'il n'y a aucun signe d'inversion de la tendance, on peut
extrapoler l'évolution des températures moyennes mondiale dans les
années à venir :
Il
s'agit là de températures moyennes mondiales, il y aura de fortes
disparités car des régions peuvent se refroidir suite à la
diminution ou même l'arrêt de certains courants océaniques tel le
Gulf Stream, ce qui veut dire que des régions connaîtront des
hausses très significatives plus importantes que celle du graphe
ci-dessus.
Au vu de ces mesures et de cette analyse, on peut tirer les
conclusions suivantes :
•
L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère de 280ppm avant
la période industrielle et à plus de 420ppm aujourd’hui (+45%)
est bien le fait de l’homme.
• Le taux de
CO2 dans l’atmosphère ayant un impact direct sur la température
moyenne mondiale, celle-ci va continuer à augmenter…
D’ailleurs
le propre des records, quels qu’ils soient, est d’être battus de
plus en plus rarement au fur et à mesure que les données
s’accumulent. Hors en terme de températures, force est de
constater que c’est l’inverse qui se produit, voir les multiples
littératures sur le sujet, notamment ici.
De
plus, il y a un risque d’effet boule de neige car :
_
Quand il fait un peu plus chaud, le cycle du carbone et la solubilité
de CO2 dans les océans sont modifiés : le dioxyde de carbone est
relâché dans l'atmosphère, ce qui augmente la température, avec
effet boule de neige…
_ Il y a de grande quantité
d’Hydrate de méthane (ou glace de méthane) naturellement présent
dans les fonds marins, sur certains talus continentaux, ainsi que
dans le pergélisol des régions polaires. Hors une bonne partie de
ces réserves se situe à la limite de stabilité (combinaison
température et pression), et une augmentation de la température des
océans ou de la surface des régions polaires peut libérer ce
méthane dans l’atmosphère. Or le méthane (CH4) a un pouvoir de
nuisance beaucoup plus élevé que le CO2 en tant que gaz à effet de
serre. Son potentiel de réchauffement global mesuré à l'échelle
d'un siècle à partir de sa diffusion dans l'atmosphère est en
effet compris entre 22 et 23 fois celui du dioxyde de carbone.
Il
a fallu à la nature des centaines de millions d'années pour
modifier les concentrations de CO2 à travers des processus naturels,
comme l'enfouissement du carbone. Et nous, nous le déterrons, mais
pas sur 100 millions d'années, nous le déterrons et le brûlons sur
une échelle de 100 ans, un million de fois plus vite…